Ancien marché de gros. Abdelaziz Elomari dément la version de Chaâbi
Le président de la commune de Casablanca a tenu une conférence de presse mercredi 22 février pour répondre aux accusations de Faouzi Châabi. Tout est en règle, n’a-t-il cessé de répéter lors de cette rencontre. Aucun document offiociel n'a été remis à la presse.
Il est très rare que le maire de Casablanca s’entretienne avec la presse en dehors des sessions du conseil, tenues en moyenne deux fois par an.
C’est dire que le sujet est important et qu’il a estimé nécessaire de donner sa version des faits sur ce qui s’est passé le 15 février à l’ancien marché de gros de Belvédère.
En résumé, voici ce que dit Abdelaziz Elomari:
-la notification de suspension l’exécution du jugement -prononcé en faveur de la ville et lui permettant de récupérer ce bien- n’est parvenue au conseil que le 17 février, soit deux jours après l’exécution effective.
-La ville avait gagné en appel contre Dimco –Groupe Chaâbi-. Cette dernière avait obtenu un jugement en première instance de suspendre toutes les procédures d’exécution. Elle a été déboutée en appel.
-En 2015, le nouveau plan d’aménagement des Roches noires avait été publié au BO. La transformation de l'ancien marché de gros en complexe socio sportif y figurait clairement. "Les documents d’urbanisation ne peuvent être discutés", a tenu à souligner Elomari.
-Le Conseil de la ville avait convenu à l’unanimité de rompre le contrat en 2013, soit sous mandat Sajid. En donnant cette précision, Elomari tente d’enlever à cette affaire l’étiquette politique qui met en avant le conflit PJD-PAM. Faouzi Chaâbi étant membre du parti du Tracteur.
-Dimco n’a rien payé à la ville depuis 1997, date à laquelle le contrat de location a été signé avec la commune.
Selon Elomari, ce contrat prévoit le versement d’une redevance de 1,2 MDH la première année, 1,3 MDH la deuxième année et 1,4 MDH la troisième année avec une augmentation de 10% maximum toutes les trois années.
Il prévoit également le versement de 90.000 DH par an en contrepartie de l’exploitation du parking et une contribution à hauteur de 2 MDH dans la réalisation d’un complexe sportif prévu au plus tard en 2003.
"Au-delà du non-paiement de toutes ces redevances, le manque à gagner est énorme pour la ville et ses habitants. Nous sommes en train de l’évaluer et nous demanderons des dédommagements", a souligné le maire.
Dans la plainte déposée le 17 février 2017 par Faouzi Châabi (et Dimco en tant que personne morale) contre huit personnes dont le maire, il est fait mention à des investissements de l’ordre de 60 MDH ( travaux, matériels…) en plus de 11 MDH déjà payés à la ville.
